Revue n°56 de nov 2020

Les manifestations auxquelles nous participions n’ont pu, comme chacun sait, avoir lieux, ni nos conférences sur la méthodologie historique ni nos ateliers de décryptage de documents anciens auxquels plusieurs personnes s’étaient inscrites lors de l’assemblée générale en début d’année, ni nos rencontres avec le public lors des différentes manifestations estivales.

Malgré tout, l’association Foën Izella est restée très active en 2020, une première revue est parue en Mars et nous avons réussi à respecter notre programmation pour cette deuxième revue de l’année.

Nous ouvrons cette nouvelle revue par un hommage à François Michel membre imminent et regretté de l’association Foën Izella. A sa demande, nous avions consacré un article sur son père Yves, architecte d’art sacré dans le n°50 de 2017.

Dans ce deuxième document de l’année 2020, vous découvrirez Henriette de Villers, son itinéraire d’artiste du théâtre français de la fin du XIXème siècle aux plages du Cap Coz . Un parcours riche et particulier narré par Paul Quéméré qui avait côtoyé avec sa famille, cette dame alors âgée lorsqu’il était jeune garçon.

Le second article est le troisième et avant dernier volet de la saga de la famille Costiou. Il est question plus précisément de Noël Costiou de sa vie pleuvenoise de la naissance de ses enfants et notamment du grand-père du narrateur : Corentin Costiou. Richement documenté l’article de Laurent Le Floc’h nous plonge dans le quotidien d’une famille du XIXème jusqu’ aux prémisses de la guerre de 1914.

Le dernier texte de Renan Clorennec rend hommage à Maurice Capron Grand Résistant de la guerre 1939-1945 au travers d’allocutions relatant son glorieux passé de combattant mais aussi de résistant, instigateur du groupe «Vengeance» du canton de Fouesnant.

Revue n° 55 Juin 2020

Cette première édition de 2020, paraît dans un contexte particulier. L’actualité Covid 19, ne nous a pas permis de nous réunir pour peaufiner ensemble ce document, c’est donc chacun chez soi que ce nouvel opus s’est créé. De ce fait, la revue 55 car tel est son nom désormais, prévue initialement en Mai parait en ce début du mois de Juin.

Comme vous pourrez le constater, nous avons apporté quelques modifications dans l’organisation de la couverture. Désormais le sommaire est plus précis et se situe au dos de ce document.

Annick le Douget, Renan Clorennec, Laurent le Floc’h, Yvonne Nicolas et Philippe Rivière vous feront remonter le temps au travers de chacun de leurs récits. Nous naviguerons dans le Finistère, et nous nous poserons plus particulièrement à Fouesnant, à Bénodet, goûterons les cerises de la Forêt Fouesnant et ferons une pause non loin du Cap-Coz, puis une plongée dans les archives du Vôt.

Prenez soin de vous et passez un bel été

Christine Ditière

Information

Cette première édition de 2020, paraîtra dans un contexte particulier.

L’actualité COVID-19, impacte la réalisation et la parution du document.

A l’heure où j’écris cet édito nous ne savons pas encore si notre imprimeur sera en mesure de travailler ou si cette revue car telle est son nom désormais verra le jour en Mai ou quelques semaines plus tard.

Conférence de Claude Fagnen du 29 février 2020

Méthodologie de recherche sur l’histoire d’un artisan ou d’un petit commerçant à travers les siècles

Une vingtaine de passionnés d’histoire ont écouté attentivement, samedi 29 février dans l’après-midi, dans une salle du restaurant scolaire de Fouesnant, un exposé de M. Claude Fagnen qui expliquait comment étudier l’histoire d’un artisan ou d’un petit commerçant à travers les siècles. En effet, le sujet était fort  vaste puisque l’artisanat s’est structuré et organisé en corporations, guildes et autres jurandes dès le XIIème siècle et que, après quelques modifications dues aux vicissitudes de l’Histoire, de nombreuses entreprises artisanales prospèrent encore de nos jours. 

         Après avoir analysé comment identifier et localiser les artisans et commerçants à l’aide des rôles d’imposition (essentiellement la capitation sous l’Ancien régime et les patentes – instituées en 1791 et remplacées depuis 1975 par la taxe professionnelle) ou en interrogeant le Registre du commerce et des sociétés (apparu en France en 1919), il convient d’en rechercher l’importance relative, toujours en utilisant les documents fiscaux (conservés dans les séries 3 C et 2 P des Archives départementales). Les règlements des corporations de l’Ancien régime, ceux des métiers du XIXème siècle fournissent des renseignements sur les méthodes de travail, tandis que les enluminures des manuscrits du Moyen Age, les planches des encyclopédies puis les catalogues d’outillage nous donnent des représentations des outils employés par les différents métiers. Les locaux sont décrits dans les actes notariés de transmission d’entreprise et, à partir des années 1880, par des photos et des cartes postales.

Les corporations ont été supprimées par le décret du 2 mars 1791, mais l’apprentissage a continué de se pratiquer, même après la Révolution. Les archives des Tribunaux de commerce, créés en août 1790 (mais le Code de commerce n’a été promulgué que le 14 septembre 1807) sont également une mine d’informations. 

Conférence de Claude Fagnen

Histoire d’un artisan et/ou petit commerçant

          Au cours de l’année 2020, l’Association Foën Izella (Histoire et patrimoine du Pays fouesnantais) poursuivra son cycle de conférences, séances de formation aux techniques de la recherche historique, initiée il y a maintenant trois ans.

Samedi 29 février prochain, de 14 h 30 à 17 h, dans la salle du Restaurant scolaire de Fouesnant (salle Beg-Meil), M. Claude Fagnen  abordera la suite de l’étude des diverses professions, à travers les siècles. Cette fois, se sera le tour des artisans et petits commerçants. Vous avez peut-être eu un ancêtre qui a exercé un métier de l’artisanat ou géré un petit commerce ? Ou bien, vous vous intéressez à une personne qui était dans ce cas ? Au cours de cette séance, il vous sera indiqué comment le retrouver, quels documents utiliser pour connaître l’importance de son activité, le lieu où il a exercé et bien d’autres informations. Entrée libre et gratuite. Inscription souhaitée auprès de M. Fagnen. Adresse électronique : claude.fagnen@neuf.fr

Prochainement : 2 Conférences

samedi 28 mars : salle Beg Meil du restaurant scolaire, à Fouesnant

       « histoire des professions libérales »

samedi 25 avril : salle Mousterlin du restaurant scolaire, à Fouesnant

       « histoire de l’administration et des fonctionnaires »

Bulletin n°54

2 parutions, 4 conférences, un salon, et plusieurs fêtes locales, dont la fête de la pomme à Fouesnant, et bientôt, le 21 décembre la fête du livre à Pleuven prouvent le dynamisme de l’association d’étude de l’histoire locale du Pays Fouesnantais : Foën Izella.

Cette nouvelle édition met Gouesnac’h et Fouesnant à l’honneur dans les articles de Ronan Clorennec : Les briqueteries et briquetiers de Gouesnac’h, de Paul Quéméré sur le centenaire de l’Hôtel Bellevue et de Laurent Le Floc’h sur la saga de la famille Costiou. Yvonne Nicolas retrace la vie de Mme Ollivier de Saint Evarzec qui fut déportée à Ravensbrück.

Suite au décès de Jacques Chirac en septembre, Laurent Le Floc’h relate la visite officielle que fit ce Président à Fouesnant en Mai 1996.

Philippe Rivière dresse un premier bilan du groupe de recherche et de décryptage de documents anciens auquel vous pourrez participer l’an prochain.

Et, nous poursuivons notre répertoire des anciens fours à pain sur la communauté de communes. Vous pouvez, d’ailleurs y contribuer en nous signalant des lieux où se dissimulent des fours.

Pour vous procurer cette nouvelle édition : christine.ditiere@gmail.comou Paul Quéméré : paol_qwembre2@hotmail.fr (06 02 35 02 43). 12 euros ou adhésion annuelle soit 2 numéros, 21 euros.

Rendez-vous le 24 Février 2020 pour l’assemblée générale de Foën Izella à l’Archipel Fouesnant, salle du Loc’h, 20h30

Actualité : Fête du livre de Pleuven le 21 déc 2019

Claude Arz, président de l’association Nuit des Légendes invite Foën Izella pour la première Fête du Livre à Pleuven le samedi 21 décembre 2019, de 10 h-12h à 14h-19h. Cet événement réunira des auteurs de Cornouaille. Deux associations, Nuit des Légendes (Pleuven) et Le Cri du Livre (Fouesnant), avec l’appui de la Mairie de Pleuven coordonneront ce salon auquel 16 auteurs participeront. Des chants, de la musique et des contes enchanteront la journée notamment avec les troubadours du groupe « Le Manoir aux Histoires ». La journée se partagera d’une part, avec une dédicace des auteurs dans la salle Lannurien, et d’autre part, des rencontres entre les auteurs et le public sous forme de dialogues ou de lectures dans la chaumière.

Nous vous invitons à venir nous rejoindre

Conférence de Claude Fagnen du 7 déc : Histoire d’une exploitation agricole depuis la révolution

Quelques auditeurs passionnés d’histoire ont une nouvelle fois écouté attentivement, samedi 7 décembre dans l’après-midi, dans une salle du restaurant scolaire de Fouesnant, un exposé de M. Claude Fagnen qui expliquait, dans le cadre des séances de formation organisées par l’association Foen Izella,  comment étudier l’histoire d’une exploitation agricole, depuis la Révolution jusqu’à nos jours. En effet, en raison de l’ampleur du sujet, il avait semblé judicieux de le scinder en deux et  après la période de l’Ancien Régime, c’était au tour de la période moderne d’être étudiée en détails.

         La Révolution a vu la vente comme biens nationaux des immenses propriétés foncières d’autrefois, notamment les domaines ecclésiastiques. Désormais, un grand nombre de petites ou moyennes exploitations sont gérées par des paysans libérés des corvées et des droits féodaux comme les banalités. Les coopératives apparaissent vers 1880 et les GAEC en 1965. L’introduction du système métrique (7 avril 1795) remplace les arpents ou les journaux de terre par les ares et les hectares. Au cours du XIXème siècle, le machinisme fait son apparition (1ère moissonneuse en 1824, 1er tracteur en 1881). De nouvelles cultures sont encouragées, comme celle de la pomme de terre, qui bouleverse l’alimentation des Bretons. Les statistiques apparaissent, qui permettent de mieux connaître les productions, les  rendements et les ventes des surplus. L’agriculture s’améliore dans tous les domaines, grâce à une meilleure formation des agriculteurs (création de nombreuses écoles d’agriculture comme à Grignon en 1827 ou à Bordeaux en 1837 ; Bréhoulou ne s’ouvrira que plus tard, en 1923).
L(élevage est favorisé par l’apparition d’un métier nouveau : celui de vétérinaire (1ère école au monde ouverte à Lyon en 1761, puis Alfort en 1765, Toulouse en 1825). La Bretagne devient la première région agricole française au cours du Xxème siècle.

Conférence de Claude Fagnen du 9 Nov Exploitation agricole, sous l’Ancien Régime

Une nouvelle fois quelques passionnés d’histoire ont écouté attentivement, samedi 9 novembre dans l’après-midi, dans une salle du restaurant scolaire de Fouesnant, un exposé de M. Claude Fagnen qui expliquait comment étudier l’histoire d’une exploitation agricole, sous l’Ancien Régime. En effet, le sujet étant tellement vaste qu’il a semblé judicieux de le scinder en deux et  la période post-révolutionnaire sera étudiée lors d’une séance ultérieure.

Après avoir analysé le statut de l’exploitation (exploitation directe, ferme ou métairie), il convient d’en rechercher la superficie et la nature des terres, ainsi que leur qualité. On parlait autrefois de terres chaudes ou froides, en raison de l’absence de connaissances en agronomie ou en chimie des sols. Puis on se penche sur les bâtiments, l’outillage, les animaux (domestiques et d’élevage), avant d’examiner  la main d’œuvre (nombre, compétences et statut). Vient ensuite l’étude des pratiques agricoles (assolements, fumure, etc. à une époque où les engrais chimiques étaient inconnus) et des productions, variables suivant les régions, ainsi que les rendements. On vivait autrefois en autarcie, mais les surplus pouvaient être commercialisés. Enfin, on doit se pencher sur les modes de transmission de l’exploitation, les coutumes locales pouvant s’avérer parfois surprenantes et l’étude complète sera parachevée par l’estimation du niveau de vie, donc du mode de vie quotidienne, qui seront comparés avec d’autres exploitations, afin de pouvoir la situer dans son contexte.